Rentrer d'un long voyage n'est pas une chose facile.

Je cherchais le ressenti des membres qui mon suivi dans ce périple.

 

 

MON VOYAGE AU BURKINA FASO DU 27/07/2016 AU 18/08/2016 AVEC MES AMIS DOMINIQUE ET DIDIER JOURDAN

Après avoir longuement réfléchi, pas pour des questions de confort ou autres comme certains le pensaient, mais à cause de mes craintes en avion… me voilà ce matin du 27 juillet 2016 avec Domie, à l’aéroport de Marseille avec notre chariot plein à ras bord car nous voulions amener le plus possible au Burkina pour pouvoir donner un peu à tous. Le vol se passe ma foi pas mal avec déjà du retard au départ mais nous avons une escale de 7 heures à Alger, alors nous avons le temps devant nous et à 2 celui-ci passe plus vite. Nos reprenons l’avion pour Ouaga et là 1h30 de retard (bagages sans passagers) et juste au dessus de Ouaga l’avion est dérouté sur Niamey car un orage empêche l’atterrissage (normal, c’est la saison des pluies), après une bonne heure d’attente dans l’avion nous redécollons et arrivons au Burkina vers 2h45 (heure locale). Nos passons très vite les contrôles, il y a un porteur qui nous attend et tant mieux nos bagages seront moins fouillés. Dans l’aéroport presque personne sauf Didier qui nous attend depuis plusieurs heures et qui s’est fait énormément de soucis car on lui a dit que l’avion avait disparu. En Afrique ils ne sont pas très clairs dans leurs explications… Un grand OUF de soulagement quand ils nous a vues. Malgré l’heure tardive, je tenais à remercier tous ceux qui étaient là pour nous souhaiter une bonne arrivée : Salfi notre chauffeur, Mika, Romu, Massada, Yamba et tous les autres, je m’excuse d’avoir oublié les noms mais il était tard et la fatigue… et après le chargement des 2 taxis, direction la petite maison que nous avions en location pendant notre séjour.

Ce matin, visite dans le quartier (les 6 mètres comme ils disent). Très peu de routes sont goudronnées, c’est de la terre battue rouge et à la saison des pluies les rues se transforment en rivière laissant des trous et des ornières. Les enfants jouent là avec un pneu, un bâton les plus chanceux ont parfois un vélo ou une poupée, ils sont souvent pieds nus avec des vêtements déchirés mais ils jouent au milieu des poules, des chèvres, des motos, des vélos, des voitures aussi.

Dans la rue les enfants crient le blanc, le blanc mais aussi Didier, Didier car ça fait plus de 4 semaines qu’il est là et les enfants le connaissent maintenant.

Il y a ceux qui viennent nous serrer la main nous parler et ceux qui ont peur de nous et s’enfuient en courant et en hurlant. Une petite fille m’a dit « tu es blanche » !!

Ce jour là nous avons mangé pour 4.50€ midi et soir, à 3 personnes. Pour nous ce n’est pas grand chose mais pour eux… c’est beaucoup ; ils font souvent qu’un repas par jour.

Ce matin debout à 5h30, nous allons à la cérémonie du Moro Naba. Le faux départ, celui-ci est la 37ème Majesté en règne depuis 1982. Cela se passe tous les vendredis matin avec des chefs d’autres villages mais ce n’est pas toujours les mêmes qui assistent à la réunion. Ensuite direction au palais du Moro Naba. Sont reçus certains enfants des écoles primaires, secondaires et même des étudiants. Chacun son tour, une question est posée au ministre qui transmet à sa Majesté puis il la transmet à son tour au premier ministre qui la livre à tous. Puis c’est enfin notre tour de saluer le Moro Naba et lui remettre quelques présents et échanger quelques mots. Le Moro Naba a plusieurs femmes qui habitent autour du Palais dans des petites cases (mais mystère sur le nombre de femmes…). Il a un chien qui se nomme Samoro qui est la combinaison des 2 noms d’ethnies les Samos et les Mossis.

Puis nous avons une invitation chez Saada pour le repas, le marché avec Biba son épouse et leur fille Amina (Mamy). Repas cuisiné par Biba et Djamila sa belle-sœur, très bon, nous avons essayé de les aider mais au vue de notre posture, elles ont bien rigolé.

Ensuite nous nous sommes rendus à l’atelier de Yamba, qui est handicapé par la polio qu’il a eu étant enfant. Il fait de la pyrogravure et toutes sortes d’objets (boules de noël) avec des calebasses, des choses splendides, mais surtout Yamba a toujours le sourire même si la vie ne doit pas être facile tous les jours pour lui.

Nous partons pour Dapoya vers 12 h, c’est notre gentil chauffeur Salfi qui nous conduit (il fait parti des personnes que j’ai beaucoup appréciées pendant mon séjour, toujours à vous ouvrir la portière, porter vos paquets et quand vous lui donnez pour lui ou sa famille que de mercis et dans son regard la gratitude envers nous pourtant ce n’était pas grand-chose et même discuter avec lui était un réel plaisir même si des fois je ne comprenais pas toujours tout ce qu’il disait car son français est un peu léger.

Nous avons visité l’église de Dapoya puis nous sommes allés chez Marcel qui a une boutique, c’est un sculpteur sur bois. Diner au resto sénégalais et une visite de Ouaga en voiture.

Aujourd’hui nous allons à la messe à la cathédrale de Ouaga, il y a Romu avec nous, il a souvent été très présent avec nous, quelqu’un de très sympathique, nous avons beaucoup parlé de l’Afrique mais surtout bien ri. Salfi nous récupère et direction le maquis pour manger et là en plein carrefour, un grand et énorme bruit, la voiture tombe en panne, j’ai cru qu’elle se partageait en 2 morceaux. Nous avons continué notre chemin à pieds pour pouvoir manger et avons attendu Salfi. A son retour nous sommes allez rendre visite à Yamba et sa famille et son petit Sullivan. Tous les enfants et voisins du quartier étaient là. Ils voulaient tous être pris en photo alors avec Didier nous nous sommes exécutés et clic, clac…

Avant de rentrer, Salfi nous a fait faire le tour de Ouaga 2000. Puis pour la soirée nous avons eu un concert privé. Pendant que Domie prépare le souper moi je fais la mère Denis mais manuellement.

Ce matin courses pour Koala (ce nom me plaît bien pour ce petit village), puis nous allons voir le couturier et au marché pour acheter des pagnes, il faisait très très chaud et enfin retour à la maison car nous devons préparer les bagages pour Koala.

Le soir Mika est venu nous voir, nous ne l’avons pas beaucoup vu pendant notre séjour, entre ses cours et le foot pour ses pré-ados. Quand il a frappé à la porte j’ai dit qu’il fallait montrer patte blanche…

Ce matin départ pour Koala avec Etienne comme chauffeur car Salfi n’a pas le véhicule qu’il faut pour aller au village. Dommage nous aurions bien aimé que ce soit lui.. une prochaine fois. A peine sortis de Ouaga, panne de voiture, on attend le garagiste qui après un très long moment arrive avec pas la bonne pièce, c’est normal c’est l’Afrique, que dire , que faire ????

Après avoir attendu un très bon moment en plein soleil, départ dans un nouveau véhicule mais beaucoup plus petit alors il faudra revenir pour chercher les bagages. Après le goudron, nous attaquons le goudron car c’est la piste et il ne faut pas qu’il pleuve car alors là c’est la cata, il y a des trous des bosses, un coup à droite, un coup à gauche et j’en passe. Nous arrivons au village, ils sont nombreux à nous souhaiter bonne arrivée. Il y a Ousséni et nous découvrons que la bibliothèque a été baptisée « LOAN », et là les larmes coulent car beaucoup trop d’émotions.

Après installation dans la maison qui va nous servir de logement, le couchage n’est qu’une natte, dormir à même le sol quand on n’a pas l’habitude c’est dur dur mais quelle rigolade avec Domie, des souvenirs qui vont rester gravés. Ousséni a eu la gentillesse de faire venir la fille de Alassane, Arinatou, pour nous aider à faire le repas. Une jeune fille très gentille et très bonne cuisinière. Pendant notre installation, Didier et Etienne sont repartis chercher nos bagages et nous avons essayé de communiquer avec certaines femmes du village et leurs enfants mais le dialogue est difficile quand la barrière de la langue est présente. J’ai fait la connaissance de la petite Mariam qui a été prise en charge par l’association, elle n’a plus sa grosse béquille et peut donc se déplacer tranquillement. C’est une petite très timide, qui parle très doucement mais un léger sourire nous a été adressé. Puis nous avons eu la visite de Myriam, elle a un sérieux problème à sa jambe et il va falloir agir vite car ça fait plus d’un an que ça traîne (tout ça à cause d’un homme cupide qui n’a regardé que son bien-être et son confort au lieu de venir en aide à une enfant qui souffrait…)

Puis le soir nous sommes allés rendre visite au chef du village mais un violent orage éclate et nous avons été obligés de rentrer dans la voiture en courant et surtout tout trempé mais alors là encore une bonne rigolade. Le lendemain nous étions debout très tôt, entre les moustiques, les animaux qui crient, le sol très dur…

Les villageois partent très tôt aux champs. Aujourd’hui c’est la réunion entre le village et K’L’ICK-ASS. (une partie du bureau). Distribution des vêtements, des tricots, etc… Là, moment intense d’émotion pour moi, les mamans ont mis à leurs enfants les pulls, les gilets et bonnets que j’avais tricotés les années passées, même s’ils sont trop courts, ils sont encore en très bon état. Cela m’a vraiment fait chaud au cœur de voir que ça servait vraiment alors je suis encore plus motivée pour en faire encore plus. La réunion a duré 5 heures car la pluie s’est installée avec nous. Les agriculteurs avaient demandé, l’an passé, une charrue avec un âne, et cette année avec Domie, en tant que trésorières, nous leur avons accordé 2 ânes et 2 charrues. Ils sont super contents. Puis nous sommes allés à la bibliothèque « Loan » pour visiter et faire des photos. La nuit suivante a été courte car les ânes se croient obliger de braire à 5 heures du matin mais le plus dur est bien de se lever de parterre. Promenade au cœur du village, il y a une toute petite épicerie où l’on trouve beaucoup de choses et on peut même faire recharger son téléphone. Beaucoup d’enfants sont là pour faire des photos avec nous. Après-midi balade au barrage, Myriam, sa copine, Etienne et nous 3 mais aussi la boue qui collait aux tongs donc je suis restée coincée et la grimpette pour arriver au barrage mais une fois fait quelle belle vue. En rentrant, arrêt au stade de foot, remise de ballons et photos avec les joueurs.

Ce matin nous quittons le village avec regret, l’air est respirable à la campagne pas comme à Ouaga où ça grouille de monde, de bruit, au milieu des mobylettes et de la poussière. Ousséni nous fait cadeau du coq blanc, nous avons eu aussi des œufs (environ 60). Ces gens n’ont rien mais ils veulent que nous emportions quelque chose de leur village. Nous reprenons donc la piste, heureusement pour nous il ne pleut pas, mais très tristes et les larmes coulent à flots.

Nous prenons la direction de Kaya pour rencontrer le docteur Zongo et l’hôpital. Nous visitons son établissement et voyons quelques malades et leur famille, car là-bas il faut quelqu’un pour accompagner le malade pendant son hospitalisation afin de lui faire sa lessive, ses repas. C’est dans cet hôpital que la petite Mariam a été opérée et nous avons appris que dans quelques années elle devrait revenir pour une autre opération mais déjà elle peut jouer avec ses copines… Nous remettons au docteur Zongo des attelles, et des médicaments puis nous reprenons la route pour rentrer à Ouaga, le paysage est joli ça change de la ville.

Aujourd’hui Salfi devait nous prendre à 10h mais il arrivera à 15, nous partons dans le quartier de Yamba, avec Domie nous allons faire le marché seules comme des grandes. Puis visite à Marcel le sculpteur. Il a deux enfants un garçon et une fille. Une idée à moi, je lui demande s’il serait possible qu’il me sculpte un ours et nous buvons un coup tous ensemble au maquis à côté de chez lui. Le soir, Ismaël vient nous rendre visite, il travaille le cuir en plus d’être gardien de nuit.

Ce matin messe à la cathédrale, il y aura aussi Romu mais pas de Salfi en vue, il est en panne il nous envoie donc son copain en remplacement puis après la célébration, nous avons fait un tour à la kermesse. Le soir 6 à souper mais nous avions que 3 assiettes… quel fou rire, il y avait Gnissa, Prince (Yaba).

Nous attendons notre gentil Salfi pour aller à la clinique Saint-Marc pour prendre rendez-vous pour Myriam pour sa jambe. Il nous a fallu plus d’une demi-heure pour avoir RDV (c’est l’Afrique, doucement il fait chaud), puis nous partons rendre visite à Mika et ses petits à l’école des orphelins. C’est les vacances mais la plupart sont revenus pour nous voir, il y aussi Romu. Les enfants ont chanté, nous leurs avons donné les affaires que nous avions amenées (cahiers, crayons, etc…). Tous obéissent à Mika. Nous avons aussi fait des photos et une distribution de bonbons. Repas au maquis végétarien, toujours aussi bon et pas cher et en plus ils sont sympas. Ce soir Romu est là comme beaucoup d’autres soirs pendant notre séjour. Bon repas de Domie, la pauvre elle a du mérite car nous manquons de beaucoup d’ustensiles.

Depuis 5 heures du matin il pleut, des trombes d’eau de ce fait je n’ai pas entendu le coq chanter !! Pour une fois durant mon séjour, je l’ai maudit lui et ses copains. Nous avons eu la visite de Saada. Cet après-midi la pluie cesse alors nous partons au marché artisanal. Ce soir Domie a réussi à nous faire des crêpes. Notre gardien a pu en manger. Je ne vous ai pas encore parlé de lui : il vient tous les soirs monter la garde devant la maison, il dort là toute la nuit sur une sorte de chaise mi-longue en bois, alors le soir nous lui portions de quoi manger. Cela m’a toujours fait une sensation étrange même si au fond de moi je me disais que c’était son boulot et il a de quoi manger mais j’en ai eu gros sur le cœur et à ce moment précis vous vous dites que vous avez beaucoup de chance…

Après avoir attendu encore Salfi, nous allons à l’hôpital Saint-Anne pour faire une radio à Myriam et c’est Ousséni qui la descend de Koala mais il tombe en panne lui aussi et nous attendons plus d’une heure. Radio faite , après négociation nous avons enfin les résultats ( ils voulaient que l’on revienne pour les chercher). Direction vers l’hôpital Saint-Marc afin de voir le docteur (nous avions RDV) mais il n’est pas là, alors à quoi ça sert de prendre RDV ??? Heureusement un autre le remplace mais en attendant c’est nous qui attendons et surtout Myriam souffre toujours à cause d’une certaine personne qui n’en avait rien à foutre. Il faut agir rapidement et il faut une opération car elle risque une amputation.

Nous mangeons tous ensemble dans un maquis puis Ousséni et Myriam reprennent le chemin de Koala. Nous retournons chez le couturier mais ce n’est pas une réussite, tant pis.

Avec Domie nous allons à l’épicerie, il pleut un peu mais au retour c’est le déluge nous trouvons un petit abri. Et là les enfants, dans la rue, jouent dans les flaques, il y en même un qui se met tout nu et se lave sous la pluie. Nous repartons vers al maison sous une pluie battante et arrivons trempées mais de belles images en tête et nous avons beaucoup ri comme d’habitude.

Aujourd’hui Salfi nous a annoncé qu’il allait avec son épouse avoir un bébé, c’est prévu pour fin octobre 2016. Ce soir Romu est venu partager notre souper. Puis nous avons eu droit à des explications sur nos toilettes en France, lui préfère ceux de la brousse.

Ce matin il a déjà plu, Salfi doit venir nous prendre si tout va bien vers 10h. Nous retournons à l’hôpital afin de prendre RDV pour l’opération de Myriam mais là il faut encore d’autres analyses et après on aura RDV. Puis visite à Yamba et le couturier (ils sont à côté), puis départ pour rendre visite à la famille de Salfi. Là les maisons sont en banco, alors à la saison des pluies souvent tout s’écroule et ils n’ont plus rien. Il nous présente sa femme, son fils ainé et le petit dernier de 3 ans, sa fille n’étant pas là, elle est au village pour les vacances afin d’apprendre les règles et les services. Salfi est aux anges de nous avoir présenter sa famille et sa maison mais au retour panne avec tous ces fils de couleurs différentes il y en pour qui ce serait bien embêtant !!! Bien sûr nous prenons le fou rire. Avec Domie nous avons enfin trouvé notre bouilloire et notre balai d’herbe.

Nous partons à Bazoulé voir les caïmans sacrés, pour l’occasion Salfi s’était fait prêter une voiture. Belle visite mais pas très rassurée par ces crocos qui semblent morts. Je me suis juste rapprochée pour la photo. Didier et Domie ont été plus courageux que moi et ils ses ont assis sur le dos du caïman. Nous avions emmené Salfi avec nous, pour lui c’était la première fois qu’il y allait. L’après-midi nous sommes allés au musée de Ouga voir une expo des civilisations des ethnies du sud du Burkina, les Lobis et les Dagaras.

Nous sommes retournés à la cathédrale il y avait aussi Romu et à midi resto du petit Bassan et là nous avons mangé un hamburger et nous l’avons fait goûter à Salfi , oh la grimace c’était trop sucré pour lui mais il n’a pas voulu le laisser, il a tout mangé et c’est que l’on voit la différence entre nous et eux, pas de gaspillage, la nourriture étant trop difficile à avoir.

Après une petite sieste nous partons à un concert pour 18h, nous avions peur d’être en retard car Salfi n’arrivait pas mais tout compte fait le concert a commencé avec plus d’une heure de retard, Romu est là aussi. Certains groupes étaient bien (les enfants) mais un trop plein d’adoration envers Jésus. Nous sommes partis un peu avant la fin car Salfi nous attendait.

Ce matin avec Domie nous sommes retournée à la messe mais aujourd’hui pas de chorale, messe en latin alors un peu long pour nous. Nous sommes allés chez Ismaël, en plus de son travail de veilleur de nuit il fait travaille le cuir (sacs à mains, ceintures, etc…). Nous avons fait la connaissance de son épouse et de ses 2 filles (Raïane et Sheila). J’ai eu les petites sur les genoux et mon pantalon va s’en souvenir…

Aujourd’hui nous refaisons nos bagages, nous reprenons l’avion bientôt. Avant nous avons une réunion avec Ousséni et Myriam qui était descendue pour sa jambe, il y a aussi Mika, Romu, Saada, Prince, Yamba, Salfi et nous 3. Nous avons tous mangé au maquis vers le Zem Batik et là avons fait la connaissance de la propriétaire qui est très sympa. Et là, à cette réunion, les larmes ont encore une fois coulées car mon séjour touche à sa fin.

Aujourd’hui c’est mon dernier jour au Burkina, ce soir nous reprenons l’avion. Après avoir tout rangé et nettoyé dans la maison nous partons manger une dernière fois au végétarien. Avec Domie nous avons acheté des bonbons pour distribuer aux enfants du quartier mais ce n’était peut-être pas une bonne idée car après ils nous en réclamaient et les adultes leurs font la chasse pour cela. Pas de mendiancité. Ils mangeaient même le papier avec le bonbon.

Puis avec Domie on est rentré se reposer un peu, pendant ce temps Didier est allé au maquis de Paul avec Saada. Pour nous pas le temps de se reposer, ça frappe au portail, ce sont les 3 musiciens qui viennent nous saluer avant notre départ et ils veulent nous faire un peu de musique. Alors tous en direction du maquis et Romu nous rejoint. Concert privé avec tous les enfants du quartier qui s’assoient sur nos genoux et là encore émotions trop fortes et larmes.

Nous partons en direction de la maison car Salfi va venir nous chercher pour aller à l’aéroport mais il doit faire 2 voyages car trop de choses et de bagages. Didier y va en premier. Arrivés à l’aéroport, tous sont là mais ils attendent dehors car interdiction de rentrés pour eux, alors nous allons enregistrer nos valises puis nous ressortons pour les aux revoirs. Et là les larmes ne s’arrêtent pas de couler, j’espère juste que ce n’est qu’un au revoir. Demain nous serons en France, nous allons retrouver nos familles.

La conclusion de mon voyage au Burkina : là-bas quand je suis arrivée on m’a souhaité la bienvenue « au pays des hommes intègres ». Il y a au moins une personne à qui cela ne s’applique pas. Je n’ai pas aimé les odeurs, le bruit et la poussière pour Ouaga, l’heure africaine, d’autres choses mais c’est eux et leur culture, leur façon de vivre et même si ça ne nous correspond pas nous devons accepter car ce qui fait la différence entre les peuples sur la terre.

Par contre moi j’ai beaucoup aimé l’Afrique, ces paysages si différents, j’ai rencontré de très belles personnes qui n’ont rien mais qui donnent tout avec un sourire, une attention, une parole, tout cela je ne l’oublierai jamais. Je ne sais pas si je retournerai un jour au Burkina, moi je le souhaite vivement surtout pour tous vous revoir. C’est le destin ou DIEU qui décidera.

L’AFRIQUE OU ON AIME OU PAS, MAIS ELLE NE VOUS LAISSE PAS INDIFFERENT.

PASCALE